Victor Hugo : ses plus grands poèmes - Page 28

N'est-ce pas, mon amour, que la nuit est bien lente

N'est-ce pas, mon amour, que la nuit est bien lente
Quand on est au lit seule et qu'on ne peut dormir ?
On entend palpiter la pendule tremblante,
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Non

Laissons le glaive à Rome et le stylet à Sparte,
Ne faisons pas saisir, trop pressés de punir,
Par le spectre Brutus le brigand Bonaparte.
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Nos morts

Ils gisent dans le champ terrible et solitaire.
Leur sang fait une mare affreuse sur la terre ;
Les vautours monstrueux fouillent leur ventre ouvert ;
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Nous

Nous sommes les proscrits ; nous habitons l'abîme ;
Nous assistons dans l'ombre au vil bonheur d'un crime ;
Nous regardons l'esprit vaincu par l'animal,
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Nouvelle chanson sur un vieil air

S'il est un charmant gazon
Que le ciel arrose,
Où brille en toute saison
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Novembre

Je lui dis : La rose du jardin, comme tu sais, dure peu ;
et la saison des roses est bien vite écoulée.
SADI.
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Nuit

Le ciel d'étain au ciel de cuivre
Succède. La nuit fait un pas.
Les choses de l'ombre vont vivre.
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Nuit tombante

Vois le soir qui descend calme et silencieux.
Septentrion, delta de soleils, dans les cieux
Écrit du nom divin la sombre majuscule ;
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Nuits d'hiver

I

Comme la nuit tombe vite !
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Nuits de juin

L'été, lorsque le jour a fui, de fleurs couverte
La plaine verse au loin un parfum enivrant ;
Les yeux fermés, l'oreille aux rumeurs entrouverte,
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